Architecture micro-services

Bonjour,

Comme je vous disais dans l’article sur Hateoas, je vais maintenant vous parler de l’architecture micro-services. Nous verrons les points communs et les différences avec les autres types d’architecture.

Les points communs

L’architecture micro-service se base sur MVC (pour Model View Controller ou en français : Modèle Vue Contrôleur).
Sur ce point, pas de révolution, votre application aura toujours une partie pour l’accès aux données (Modèle), une partie qui sera le point d’entrée de votre application (Contrôleur) et la partie pages web (Vue).

Comme toute architecture, elle n’est pas liée à un langage particulier mais représente une façon de faire applicable à tout type de langage (sauf exception).

Les différences

Première différence, le contrôleur n’est pas un contrôleur web standard mais le plus souvent un contrôleur REST (basé sur les webservices de type REST).
Ca permet de renvoyer des pages html entières ou directement des flux json à la vue.

Deuxième différence, et la plus importante à mon avis, la responsabilité des contrôleurs.
Chaque contrôleur doit avoir une et une seule responsabilité. C’est-à-dire, gérer un seul type d’objet que ce soit pour la création, modification, affichage ou suppression. Et chaque fonction du contrôleur ne doit faire qu’une seule chose (l’ajout par exemple).

Si lorsque vous ajoutez un nouveau produit, vous souhaitez avoir la liste mise à jour, vous devrez faire deux appels au serveur. Le premier appel permettra l’ajout du nouveau produit et lorsque le retour est « Création OK », alors vous faites le deuxième appel au serveur qui lui servira à renvoyer la liste de tous les produits.
Si vous avez lu l’article précédent sur Hateoas, vous voyez l’intérêt de coupler ces deux notions. Ainsi le niveau de maturité 3 que représente Hateoas vous permettra de communiquer plus en détail avec le serveur et ainsi pouvoir découper vos actions de façon minimaliste.

Souvent avec les micro-services, les gens ne savent pas bien découper le travail et mélange les différentes actions dans une même fonction d’un même contrôleur. L’inconvénient est que la maintenance et les évolutions seront plus chères car plus compliquées.
En découpant de façon minimaliste la responsabilité d’une fonction (ce qu’elle doit faire), vous diminuez sa complexité et donc le cout de sa maintenance.
Imaginons que vous avez une fonction qui renvoie tous les produits et les sous-catégories, car vous n’avez pas respecté les micro-services. Maintenant il faut que vous ne renvoyez plus les sous-catégories car le client ne les veux plus dans cette page. Vous devez modifier plusieurs parties de votre fonction, ce qui augmente le risque de régression et d’impacts sur d’autres pages.
Dans le cas des micro-services, vous n’avez juste qu’à supprimer l’appel aux sous-catégories dans le javascript. Le risque de régression étant quasiment nul et la complexité pareil (sauf si votre JS est mal codé 🙂 ).

Troisième point, votre architecture coté serveur ressemble à vos urls.
C’est-à-dire que si vous avez store/product/ dans votre url, vos packages cotés serveurs auront la même architecture.
Cette logique est identique coté javascript si vous utilisez un framework du type angular.
L’avantage est que même sans connaitre l’architecture du projet, vous pouvez vous y retrouver facilement coté serveur si on vous a donné l’url de la page à modifier ou inversement si vous savez où est le contrôleur.

Voilà, c’était une petite présentation sur l’architecture micro-services, qui j’espère vous donnera l’envie d’en savoir plus et pourquoi pas de la mettre en place sur vos nouveaux projets (modifier l’architecture d’un projet déjà existant est souvent long, compliqué et couteux).

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Hateoas

Bonjour,

Aujourd’hui, je veux vous parler du niveau de maturité de maturité de communication de webservices rest : hateoas.
Cet article fera volontairement des raccourcis et sera vulgarisé.

Tout d’abord, il faut faire un petit résumé rapide sur les webservices.

Les webservices

L’objectif d’un webservice est de permettre la communication entre deux machines sans qu’elles ne sachent quel langage de programmation chacune utilise.
Par exemple, un serveur java peut communiquer avec un serveur php sans que ça pose de problème. Le serveur qui met à disposition le webservice va dire ce qu’il attend en entrée comme format (XML pour la norme SOAP par exemple), les informations qui devront être obligatoirement renseignées, celles qui sont facultatives, etc. En sortie, il renverra un fichier, qui lui aussi qui sera normé.

Il existe deux normes de webservice : SOAP (basé sur les fichiers XML) et REST (basé sur le protocole HTTP).
L’avantage du REST est qu’il peut directement appelé par un navigateur web.

Les développeurs se sont dit : « hé, si on peut appeler les webservices REST depuis un navigateur, il y a moyen de développer une application web qui serait basé que sur des webservices REST. Et non plus des controleurs web d’un coté et webservices de l’autre. »
Et oui, avant on devait faire un controleur web qui renvoyait, par exemple, une page d’affichage de données et si un serveur distant devait également avoir accès à ces mêmes données, on devait faire un webservice qui lui renvoyait. Maintenant, on peut faire un seul et même point d’entrée : le webservice REST qui pourra renvoyer les données aussi bien au navigateur qu’à un autre serveur.

Oui, mais on doit pouvoir donner des informations sur les échanges entre les machines.
Si mon navigateur envoie des données qui ne sont pas attendues par le webservice, ce dernier doit pouvoir lui dire qu’il y a eu un problème.

C’est là qu’intervient les différents niveaux de maturité des webservices.

Les maturités des API webservices

Niveau 0

Dans ce niveau, le plus bas, tout se passe en POST (signifie normalement qu’on envoie des données au serveur) sur une même url et le serveur répondra toujours 200 (code pour OK), que la requête se soit bien passée ou non.

Le problème est que pour afficher des données, le POST ne sert à rien; et le code 200 renvoyé, quelque soit le vrai état de la requête coté serveur, n’est pas satisfaisant car ça peut cacher une erreur.

Niveau 1

Avec ce niveau, on appelle toujours le serveur en POST, mais là on va enrichir l’url en lui disant par exemple quel objet on cherche à avoir.
Ex, si on veut récupérer l’utilisateur 42, l’url sera du type :
www.monsupersite.fr/user/42
Si on cherche à avoir le produit 12, l’url sera du type :
www.monsupersite.fr/product/12
Si on veut avoir tous les utilisateurs, l’url sera du type :
www.monsupersite.fr/users

Ainsi, on voit que l’url commence à « dessiner » ce qu’on fait réellement sur le site.

Niveau 2

Là, en plus d’avoir des url différentes suivant ce qu’on fait, on demande au serveur des données d’affichage avec le mot GET, l’ajout d’un nouvel élément avec le code PUT, la modification avec POST et la suppression avec DELETE.
Le serveur en retour répondra avec un code différencié du style : 201 pour dire que la création s’est bien passée, 404 pour dire que la ressource n’a pas été trouvée, etc.

Niveau 3 : hateoas

L’objectif de ce niveau est d’en plus d’avoir un échange verbeux entre les machines (niveau 2, pour rappel), permet aussi d’envoyer des liens vers d’autres webservices liés à l’action qu’on vient de faire.
Par exemple, si on veut récupérer les informations d’un utilisateur, on fera :
Appel en GET vers l’url : www.monsupersite.fr/user/42
Le serveur renvoie 200 et en plus des liens vers le webservice qui liste les produits achetés par ce même utilisateur.
Le retour est du style :

[
{
"user" : {
"id" : 42,
"name" : "toto",
"email" : "toto@monsupersite.fr",
"links" : [
{
"rel" : "self",
"href" : "http://www.monsupersite.fr/user/42"
}
],
"products" : {
"links" : [
{
"rel" : "self",
"href" : "http://www.monsupersite.fr/user/42/products"
}
]
}
}
}
]

Ainsi, en plus d’avoir les informations liées à l’utilisateur directement, nous avons aussi le lien vers le webservice qui permettra de récupérer les produits achetés par ce même utilisateur.

Il peut bien sur avoir plus d’une sous partie dans le résultat renvoyé par le serveur.

Comme il s’agit d’un degré de maturité proposé par une personne, Leonard Richardson, il ne s’agit pas d’un standard. Donc chacun peut faire ce qu’il veut.
A mon sens, l’intérêt de Hateoas est d’autant plus important si on l’utilise dans le cadre d’une application basée sur l’architecture microservices (qui sera expliqué dans le prochain article).

Les promises en javascript

Aujourd’hui, il s’agit d’un article un peu plus technique, car je vais vous parler des promises (promesses en français) en javascript.

L’objectif n’est pas de faits un tuto sur le sujet mais plus de vous faire les découvrir. Il existe plein de très bons tutos sur le sujet sur le web.

Les promises, qu’est-ce que s’est ?

Il s’agit d’une nouveauté EMACScript 6, dernière norme javascript, ce qui signifie que pour IE vous pouvez oublier. 😊

L’intérêt des promises d’avoir, entre autre, un état fait et un échec. Vous lancez des appels ajax et vous pouvez dire dans votre code d’exécuter tel code en cas de retour de vos appels. Ca permet d’avoir des appels asynchrones mais de pouvoir facilement traiter leurs retours.
Votre code gagne ainsi en lisibilité mais aussi en efficacité.

Si vous souhaitez l’utiliser mais avec des navigateurs plus vieux, il existe la libraire Q qui permet la rétrocompatibilité (d’après ce que j’ai pu tester) mais aussi un tableau de promises. Ainsi lorsque toutes vos promises sont revenus, vous pouvez lancer le code voulu.

En résumé, si vous faites une nouvelle application web, je vous conseille de vous intéresser aux promises avant de commencer à code, ainsi qu’à la librairie Q. Ça devrait fortement vous faciliter la vie.

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[Humeur] Les questions en fin d’articles

Bonjour à tous,

Pour ce premier article de l’année et en cette fin de période de fêtes où tout le monde est joyeux, il est de bon ton pour moi de pousser un nouveau coup de gueule ! (Mon côté Grinch peut-être)

Mon coup de gueule du jour est dédié aux… questions en fin d’articles ! Vous voyez de quoi je parle ? Tous ces sites qui, à chaque news, articles ou le moindre truc publié, se sentent obligés (ou sont peut-être tout simplement obligés) de finir par une question !

Exemple : « la sortie du jeu trucmuche est repoussée de trois mois. Et vous est-ce que vous attendez la sortie de trucmuche ? »

Exemple (bis) : « les avantages et les défauts de trucmuche sont… Et pour vous quelles sont les avantages et défauts de trucmuche ? »

RAAAAAaaaaaaaaahhhhhh !!!

Tout d’abord, je n’ai rien contre les articles qui terminent par une question mais à la condition que se soit justifié. Ce qui m’horripile vraiment c’est le fait d’en mettre à toutes les sauces sans même se préoccuper de la cohérence du texte ! J’ai vu des articles de fond très bien menés de l’introduction jusqu’à une vraie conclusion argumentée et juste derrière terminer par une question moisie !

Pour moi la question de fin d’article n’est rien d’autre que du mauvais racolage pour forcer la publication de commentaires et c’est aussi élégant qu’une prostituée au pied de son van !

Mais que cela ne nous fasse pas perdre de vu l’essentiel : Bonne et joyeuse année 2016 sur le site de Dvalin !

Et vous, vous êtes plutôt Noël ou jour de l’an ?

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Internet : ce nouveau minitel

Je préfère vous prévenir tout de suite, cet article est un coup de gueule.

Ca m’énerve de voir Internet devenir un minitel qui a juste une meilleure résolution d’image.
Tout est fait pour que les gens arrêtent d’essayer de participer à Internet. Et non, poster un message sur Facebook ce n’est pas participer à Internet.
Pour rappel, la définition d’internet d’après Wikipedia :Internet est le réseau informatique mondial accessible au public. C’est un réseau de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux …. Une des parties importante de la définition est « sans centre névralgique » et c’est là que le bât blesse. Par facilité nous centralisons tout sur des serveurs.

Très peu de personne, et moi le premier, ont leur site internet ou les mails stocké sur une machine chez eux. J’ai voulu avoir mon serveur mail chez moi, mais entre mon FAI qui refuse que ses clients se servent de leur connexion pour stocker un serveur et donc change les ip toutes les 24h; le routeur qui m’empêche d’ouvrir le port 25 qui sert à recevoir les mails et certains FAI, dont Orange, qui refusent de recevoir un mail envoyé depuis une adresse ip perso (pour éviter le spam), ce n’est pas facile.
De plus, nous sommes quasiment tous en ADSL. Wikipedia nous rappel qu’ADSL signifie : [liaison] numérique [à débit] asymétrique [sur] ligne d’abonné. Ce qui veut dire en clair que le débit montant (ce qu’on envoie) et le descendant (ce qu’on récupère) n’ont pas la même vitesse. En France, les FAI ont décidé que les gens voulaient recevoir plus rapidement ce qui arrivent des serveurs que d’envoyer des données. C’est pour ça que télécharger une image depuis internet va très vite mais que de l’envoyer par mail à un ami est beaucoup plus lent.

A partir de ce constat, comment faire pour avoir un serveur web chez soit ? Les gens qui vont se connecter risquent d’avoir des temps de réponse long car notre ligne ADSL ne permettra pas d’envoyer rapidement nos pages web. Surtout si plusieurs dizaines de personnes font la même requête en même temps. De plus, si on a une coupure de courant ou d’internet, notre site devient inaccessible. C’est pour ces raisons que les sites web sont stockés sur des serveurs.

C’est donc logique que les gens passent par des serveurs. Mais le soucis, c’est que nous sommes obligés de faire confiance aux entreprises qui possèdent les serveurs et que ces dernières années nous ont prouvé que ce n’était pas une bonne idée. Personnellement, je n’ai aucune confiance dans mon FAI (en fait dans tous les gros FAI). Ils peuvent modifier les serveurs DNS (annuaire qui permet de lier une ip avec une url) et donc renvoyer leurs clients vers de fausse page sans qu’ils soient au courant (sport national dans certains pays peu démocratique et FREE a été le premier FAI à bloquer thepiratebay).
Je n’ai également aucune confiance dans Google et son Gmail. Ils lisent automatiquement tous les mails qu’on envoie ou reçoit. Ce qui est drôle c’est que si la police faisait pareil, tout le monde crierait mais là c’est bon c’est une entreprise ! De plus, si Google décide de fermer votre compte (ils ont le droit d’après les conditions d’utilisation), vous perdez tous vos mails, tous vos contacts, tous vos rendez-vous, etc.

Tout ça pour dire que passer par des serveurs sur lesquels nous n’avons aucun contrôle est débile et que sans un réveil général la situation n’ira pas en s’améliorant.

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